Band 
Tome second.
Seite
153
JPEG-Download
 

EN DIFFERES S PAYS. IZZ

gens pour les dépouiller , tandis que les pau-vres La\\aronì de Naples í'e contentent de glis-ser leurs mains dans les poches des passants fansles effrayer. A Paris où la police est portéeau plus haut point de perfection , où tous lescassés , tous les hôtels garnis, toutes les mai-sons de jeu, toutes les sales de spectacles,tous les cabarets, toutes les promenades, tou-tes les grandes rues fourmillent de mouches ;où tant de Savoyards, tant de filles & tantde beaux Mrs. à habits galonnés font l’hon-nête métier d'espion; où il n’arrive pas unétranger que la police ne sache mieux quelui, ce qu’il y fait, par les mouches qu’ellemet à ses trousses ; où le guet à pied & leguet à cheval vont continuellement à la dé-couverte ; où toutes les rues & toutes les ave-nues de 1a ville font éclairées par des réver-bères à deux & à trois mâches, à Paris , dis-je , l’hôtel du lieutenant général de policefourmille tous les matins de monde , qui vientrapporter de nouveaux crimes & de nouvel-les fourberies de la nuit & du jour précédents,tandis que les rapports qu J on fait au présidentde la Vicarie de Naples, remplissent à peineune page d^écriture.

Les Lcn&aroni de Naples ne font pas une