Band 
Tome second.
Seite
174
JPEG-Download
 

if4 Voyages

tes de choses. Mais je ne tardai gueres à m’ap-percevoir que je m’étois trompé : car mes ten-tatives échouèrent dès le commencement. Jeme transportai d’abord à CasttlT à marc déliaBruca pour y chercher des vestiges de l’an-cienne Helea ou Velia , colonie des Phocéens-- que l’école de Parménide & d'è Zénon le Py-thagoricien , & plus encore la sagesse de í'esloix,.& les bonnes mœurs de ses habitantsavoient rendue célébré chez les Anciens : maisje n’y ai pu rien découvrir. Les habitants fonttrop ignorants pour fournir les moindres lu-mières à un étranger. Des forêts impénétra-bles , ou des endroits habités par des gens àdemi nuds, & désolés par les barons & leclergé, couvrent actuellement les ruines des■villes qui anciennement rendoient cette côteflorissante. La surface de la terre est par-toutfi fort changée que les antiquaires, même lesplus instruits de ce pais, n’ont pu , le plussouvent, que deviner par conjectures, rem-placement des anciennes villes , de forte qu’i}y a fur cela autant d’opinions différentes, qu’ily a de différents écrivains ; & ce qui plus est,les écrivains étrangers tels que Cluverius &Ortelius ne s’accordent pas avec les Calabrois,ni ceux du siécle passé avec les modernes :