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Tome second.
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ioo • Voyages

pauvre. Sáns’les Génois, les habitans de kcôte occidentale de la Calabre périroient defaim , parée que cette côte'n’a pxfint de ports;ce qui empêche les François, les Anglois &lés autres nations qui viennent dans la médi-terranée avec de grands vaisseaux, d’y abor-der ; mais les Génois ont leurs petites pinqucsavec lesquelles ils abordent où ils veulent, &ensuite ils grimpent sur les rochers, & vontfaire le tour des villages, où ils achetent chezles païsans à bon marché , le peu d’olives, devin , de figues & d’amandes qu'ils ont cueil-lis dans leurs petits champs,- ou volé dans lesgrandes terres de leurs seigneurs : le petitbourg de Lengueggia envoye fur cette côteplus de vingt pinqucs par an , ce qui fait quelès pauvres païsans de cette contrée , font en-core en état d’acheter des culottes.

Cette même côte produit aussi beaucoupde châtaignes , de lin , de miel, de saftran,& de sel : elle abonde en cochons : les -bre-bis & les moutons font très-beaux ; & on pour-roit en tirer de la très - belle laine ; mais onné fait soigner ni la laine ni les bêtes. La ;laine, le lin , le miel, les marrons & lc bledfont la monnóye la plus qommuhe des villa-geois , dont ils fe servent pour payer les mes»