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Tome second.
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EN DIFFERENS PAYS.que c’est là la coutume générale du pais.Ainsi pour une salme de bled, mesure quifait sept septiers de Paris, j’ai vu recevoircinq salines de la même espèce de bled. .Voi-là comment le peuple meurt de faim dans unpals où l’on pourroit jouir de la plus grandeabondance. Du te ms des Romains, les Sici-liens étoient beaucoup plus heureux : ilspayoientàla vérité de grands impôts en bled;ils étoient obligés de vendre une autre partiede leur bled à leurs maîtres, aux prix qu’ilplaisait à ceux-ci de fixer; une autre partieleur étoit encore volée par les gouverneurs &par leurs officiers; mais comme ils étoient obli-gés de bien cultiver la terre pour se nourrireux - mêmes, & pour nourrir leurs maîtres ,cette terre reconnaissante produisait une sigrande quantité de bled , qu’il en reliait en-core assez aux propriétaires pour en faire biende l’argent en vendant aux négociants de Ro-me & d’autres païs, ce que le sénat, les em-pereurs & les officiers ne leur avaient pas en-levé. Mais aujourd’hui les cent mille habitansde Rome tirent assez de bled de leur mil éra-ble campagne, au lieu que les trois millionsd’ames , qui habitaient dans P ancienne RomeTarn. II. S