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Tome second.
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EN DIFFER.ENS PÂYS, 30?

descendîmes au Palais Royal. A peine y eû-mes-nous mis les pieds , que voilà une trou-pe de monde qui nous entoure & qui se metà examiner les Dames depuis les pieds jus-qu’à la tête, en fixant sur elles leurs regardsfans que rien les en détournât : elles en de-meurèrent tout interdites : elles se hâtent demarcher dans l'espérance de s’en défaire :point du tout : les promeneurs ne nous quit-tent pas: les uns nous suivent à la piste : lesautres marchent à nos côtés, comme s’ilsétoient de notre compagnie : comme je sen-tois la peine que cela faisoit à ces DamesNapolitaines, je les avertis qu’elles ne dé-voient pas s’en embarrasser ; que c’étoit lacoutume ici de fixer les yeux de cette ma-niéré fur toutes les Dames ; qu'elles n’avoientqu’à lever les yeux , & qu’elles verroient qu’onen usoit de même à l’égard de toutes cellesqui s’y promenoient comme elles : je leunmontrai Madame la Duchesse de Chartres quiavoit encore bien plus de promeneurs à fafuite & à ses côtés : mais tout cela ne calmapoint leur trouble : elles voulurent en sortir,& à peine furent-elles dehors qu’elles s’écrie-rent : ah quelle effronterie! &r des gens com-me cela ne volent pas 1 Elles ne vouloient

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