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cause, cela ne résulte pas nécessairement du texte. Cen’est pas l’empereur ni une nouvelle politique, c’est lepeuple qui, par sa haine contre les chrétiens, provoquela persécution en Asie ainsi qu’en Gaule . Et des insurrec-tions portent les fonctionnaires à prendre des mesuresrigoureuses. «Dans la dix-septième année du principatd’Antoninus Verus, en certaines régions de la terre,la persécution se ralluma contre nous avec une trèsgrande vigueur; l’attaque vint du peuple des cités («éntSéa’euç toôv v.atd ni/.stç tbjawv »), » rapporte Eusèbe au pré-ambule du cinquième livre, et dans la suite, la lettre tou-chante des chrétiens de Lyon et de Vienne nous racontetout au long la tragédie qui se passa en 177 à Lyon b
Cette lettre montre que la fureur de la populace 2 créaitau gouvernement de grandes difficultés et ne lui per-mettait guère de témoigner aux chrétiens plus de bien-veillance qu’il ne leur en a montré en fait, ni même d’ob-server à leur égard la stricte légalité. C’est dans l’animo-
populace. Il se peut bien que MéJiton fasse allusion à de telles ordon-nances. La façon dont il parle de la rigueur du rescrit ainsi que du mal-heur et du désordre s’accorde mieux avec cette supposition. Car cesordonnances de la part des gouverneurs, publiées avec l’autorisation del’empereur (ce qui expliquerait l optatif dans la phrase de Méliton), peu-vent avoir été plus rigoureuses que le rescrit de Marc-Aurèle et dirigéesdirectement contre les chrétiens. (Des mesures prises par les gouver-neurs pour maintenir l’ordre public, étaient toujours censées approu-vées de l’empereur.) — Ainsi s’explique aussi la tactique du légat deLyon , dont il a été question plus haut et qui ordonna, contrairement àla règle des Antonins, de rechercher tous les chrétiens. C’étaient là desmesures de circonstance que les fonctionnaires prenaient pour maintenirl’ordre public. Eusèbe ne mentionne pas le rescrit de Marc-Aurèle . Lepassage de Y Apologie de Méliton ne l’y a donc non plus fait songer.
1 La liste des martyrs ; N os 25, 29, 30, 75, 103, 115, 136.
2 H. E., V, 1, 7\ , 63. Kal —pokov p.èv "à à::o tou oy\ou i^avSrjpst aa>pr r
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