Á V E R T I S S E H E N T*
gés puériles, pour ne rien dire de pis ? Saperte devient inévitable.
On est surpris de voir augmenter tous lesjours le nombre des femmes méprisables ; unpeu de réflexion , & l’on s’étonnera plus sen-sément de ce qu’on en trouve encore un íìgrand nombre de vertueuses.
N’écoutons point l’amour - propre dans l’é-ternel panégyrique qu’il nous fait de nous-rnêmes. Jettons les yeux fur notre cœur , &avouons de bonne soi, que nous trouvonsen nous le germe de tous les vices, Festimede tous les faus biens , la haine de la con-trainte , Famour de la liberté, qui touche àcelui du libertinage. C’est avec toutes ces dis-positions aux maladies mortelles de Famé,que nous nous jettons fans précaution au mi-lieu d’un air pestiféré, lans le moindre pré-servatif. Faut-il s’étonner des chûtes fré-quentes qui frappent & effrayent le specta-teur ?
Je fais qu’on a rebattu mille fois aux fillesles plus mal .élevées, certains lieux com-muns :, On méprise une femme déréglée. Il saufavoir de la religion. On doit respe&er les bien-séances. La vertu est la feule chose qui puissenous rendre estimables 0? heureuses. Ces le-çons sortent de la bouche de la plus imbé-cillegouvernante, qui les répété-, fans y pen-ser., à un enfant qui les écoute lans les com-
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