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EXPLICATION.
La famille des Perrault s’est distinguée sousLouis XIV, par son amour pour les arts et leslettres. Claude , laine, celui que Boileau appellemaçon, et ignorant architecte, a dessiné la magni-fique colonnade du Louvre ; Charles est celui quiprit le parti des modernes contre les anciens. Laquerelle qui s’éleva à ce sujet ne tourna pas à sonavantage , parce que Charles n’avait pas assez degoût et d’érudition pour faire triompher sonsentiment, comme cela lui aurait été possible ;mais, du reste, sous le rapport littéraire, cen’était pas un homme aussi méprisable que lahaine de Boileau essaye de le faire croire. Commecitoyen, c’était un homme plein d'excellentesqualités, et qui n’usa de la faveur dont l’honoraitColbert, que pour se rendre utile aux lettres et àceux qui les cultivaient. Il a laissé des poésies,parmi lesquelles on distingue quelques contes*Celui que nous venons de transcrire est racontéavec une simplicité qui fait plaisir. Si l’on ytrouvait plus de correction, on pourrait le croired’un meilleur maître. Le commencement, sur-tout, a quelque chose de la facilité de La Fon-taine. Charles eut un fils qui cultiva aussi leslettres : on le nommait Perrault d’Armancourt ;c’est lui qui a fait les Contes de Fées, si connus