Avant-Propos.
autant de connoiffances élémentaires, que cela se pour-roit sans préjudice de mon premier objet. Mais par lesconnoiffances élémentaires je n’entends pas celles quifont simplement littéraires mais j’entends principale«ment auíïï celles, qui doivent précéder les Elémensproprement ainsi dits des Belles-Lettres & des sciences jsavoir les notions antérieures des choses prises de la viedomestique, de la Nature, & de la sphère étenduequ’embraffe l’activité commune des hommes ; notionsfans lesquelles toute autre instruction est semblable à un.édifice, qui manque de base,
Chemin faisant je voulois fans doute troipèmententaussi, ramasser plusieurs connoiffances préliminaires assezintéressantes, principalement de l’Hístoire Naturelle,parce que je les trouvois fur la même route. Çar pour-quoi , au lieu des fictions qui font enchâssées dans l'Hi-ftoire de l’ancien Robinson, n’aurois-je pas préféré defaire entrer, dans ma narration, des choses vraies, desproduits & des phénomènes réels de la Nature, — &cela relativement à la partie du monde, dont il est iciquestion, — puisque je pouvois les avoir au même prix,& arriver avec les unes Sc les autres au même but. C’eftdéja une raison, pourquoi dans mon Histoire, je n’aipû faire que peu d’usage de celle de fanden Robinson.Il s’en trouvera d’autres.
Mon quatrième objet & le plus important étoít, deplacer les situations & les événemens de maniéré, qu’iísfissent naître beaucoup d'occasions à des remarques mo-rales assorties à Pesprit & au cœur des Enfans, & qu’ilsdonnassent naturellement & fréquemment lieu à des sen.
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