de Te'ie’maque, Li v. XII. r xysupposant que vous le voulez, & que vousdétestez toute flatterie. Pendant que ces Roisont loué votre magnificence, je pensois enmoi-même à la témérité de votre conduite.
A ce mot de témérité Idomenée changeadévisagé, ses yeux se troublèrent, il rougit,& peu s’en fallut qufil nstnterrompit Mentorpour lui témoigner son ressentiment. Mentorlui dit d’un ton modeste & respectueux,mais libre & hardi ; Ce mot de téméritévous choque, je le vois bien. Tout autreque moi auroit eu tort de s'en servir ; car(z) il saut respecter les Rois, & ménagerleur délicatesse, même en les reprenant.La vérité par elle-même les blefle aflezsansy ajouter des termes forts. Mais j’ai cruque vous pouviez souffrir que je vous par-iasse fans adoucissement pour vous décou-vrir votre faute. Mon deflein a été de vousaccoutumer à entendre nommer les chosespar leur nom, & â comprendre que quandles autres vous donneront des conseils furvotre conduite , ils n J oseront jamais vousdire tout ce qustls penseront, il faudra, íî .vous voulez n'y être pas trompé, que vouscompreniez toujours plus qu'ils ne vous
(z) Les grands hommes fa-con server à la vérité touteJa force , fans lui rien faireà A grâce . C’eft malydépeindre que de ne la repré-ienter qidavec des couleurslieuses. Un Censeur rigide
aigrit & révolte , un ami fin*cere touche & persuade, Solonétoit le seul Athénien qui parlâtlibrement à Pifjìrate , & nulAthénien n’en était fi bien reguque Solon*