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Tome premier.
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de Te’le’m a que. L iv. XII. 3 j jd’irriter leur appétit au-delà des vrais be-soins.

Idomenée comprit bien, qu’il avoit eutort de laisser les habitants de fa nouvelleVille amollir & corrompre leurs mœurs ,en violant toutes les loix de Minos fur lasobriété. Mais le sage Mentor lui fit remar-quer que les loix mêmes, quoique renou-vellées, feroient inutiles, si l’exemple duRoi ne leur donnoit une autorité qui nepouvoir venir bailleurs. Auíïì-tôt Idomenéerégla fa table, où il n'admit que du painexcellent , du vin du pays qui est fort &agréable , mais en fort petite quantité,avec des viandes simples , telles qu’il enmangeoit avec les autres Grecs au siégé deTroye. Personne n'osa se plaindre d’uneréglé que le Roi s’imposoit lui-même ; &chacun se corrigea ainsi de la profusion& de la délicateflè où l’on commençoit àfe plonger pour les repas.

Mentor retrancha ensuite (ry) la musi-que molle & efféminée qui corrompoittoute la jeunesse. (28) Il ne condamna

(27) La musique molle &efféminée, &c. Jamais Princen 9 eut une mufique plus excel-lante que Louis XIV, On faitque ce Prince ne s 9 endormoitjamais qu 9 au son d 9 une doucesymphonie qui étoit dans sonanti-chambre.

, ( 28 ) Corrompoit toute lajeunesse j auçontrairÇi Emoliit

mores nec sinit esse feros. LesPoètes disent , que la musiqueefi un présent des Dieux favo-rables , qui ont accordé auxhommes ce moyen innocentd 9 écarter , & d’affaiblir letrisie souvenir de leurs maux .On prétend que ce font lesoiseaux 3 qui ont appris à

Vhomme à chanter*