72 DISTANCES ET'GROSSEURS , ETC.
On comprendra , d’après cela , comment plu-sieurs observations faites à la surface de la terreet même un peu au-dessus de cette surface , c’est-à-dire , à la distance ou sont situés les yeux desobservateurs, peuvent être supposées faitesau cen-tre de la terre. Ainsi , si nous voyons une étoilefixe à l’horizon , dans la direction OR , fig. 5,nous sommes sûrs que placés au centre T de laterre, nous la verrions sensiblement dans la direc-tion TN, parallèle à OR, parce que l’angle forméà l’étoile par les lignes menées des points O et T,étant extraordinairement petit, vu la distance im-mense de l’étoile, l’inclinaison de ces lignes estcomme nulle , et nous les jugeons parallèles.
Cela s’accorde parfaitement avec -ce que nousavions déjà dit de la distance immense des étoilesfixes au n° 7.L j. Et de là vient que , dans les globesterrestre et céleste , on représente le plan de l’ho-rizon comme passant par le centre des deuxsphères.
Il faut pourtant observer à cet égard, qu’il s’agitici , comme à l’ordinaire, de l’horizon rationnelet non de l’horizon sensible. Le rayon visuel quidétermine ce dernier, en rasant la surface de laterre lorsqu’on est élevé au-dessus de cette sur-face, est représenté dans la figure 6 par la ligneOP, qui plonge au-dessous de l’horizon ration- |nel OR ou TÎS et fait avec lui un angle POR ouPQN, dont la grandeur dépend de l’élévation dupoint O au-dessus de la surface de la terre , rela-tivement à la longueur du rayon de ce globe.
On voit réellement les astres lorsqu’ils sont :au-dessus du rayon visuel OP, si du moins rien jne borne la vue ; mais , malgré cela , ce n’est pas 1à l’horizon sensible qu’on les rapporte dans les
!