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Tome second.
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DE T k L É M A Q_U E.Liy.XXni. z 17

(le m’ostrir, Je me croirais heureux, sij’avois Antiope po ur épouse,fans espérancede votre royaume : mais pour m’en rendredigne, il faut que paille où mes devoirsm’appellent, & que ce soit mon pere quivous la demande pour moi. Ne m’avez-vous pas promis de me renvoyer à Itha-que ? ISPest-ce pas fur cette promesse quej’ai combattu pour vous contre Adrasteavec les alliés ? II est temps que je songeà réparer mes malheurs domestiques, Lesdieux qui m’ont donné à Mentor, ontaustì donné Mentor au fils d’Ulysse, pourlui Faire remplir ses destinées.Voulez-vousque je perde Mentor , après avoir perdutout le reste ? Je n’ai plus ni bien, ni re-traite , ni pere , ni mere, ni patrie assu-rée. II ne me reste qu’un homme sage &vertueux, qui est le plus précieux don deJupiter. Jugez vous-même si je puis yrenoncer & consentir q u'il m’abandonne.Non, je mourrois plutôt. Arrachez-moila vie , la vie n'est rien : mais ne m’arra-chez pas Mentor.

A mesure que Télémaque parloit, ftvoix devenoit plus forte & fa timiditédisparaissait. Idomenée ne savoit que ré-pondre , & ne pouvoit demeurer d’accordde ce que le fils d'Ulysse lui disoit. Lors-qu’il ne pouvoit plus parler , du moins iltáchoit, par ses regards & par ses gestes,

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