ISTotice historique.
C’est en 1880 que feu le professeur Salomon Vôgelin, de Zurich ,proposa pour la première fois au Conseil national la création d’un Muséenational suisse. La même année, M. Théodore de Saussure, de Genève ,se préoccupait de la fondation d’une Société suisse pour la conservationdes monuments historiques. Peu de temps après, en 1883, la premièreexposition nationale suisse eut lieu à Zurich ; un groupe de l’art ancieny fut joint et fit une impression si profonde sur les visiteurs que SalomonVôgelin, reprenant son idée, en nantit de nouveau les Conseils de la Con-fédération . Ces derniers promulguèrent, le 30 juin 1886, une loi concer-nant la participation de la Confédération à la conservation et àl’acquisition des antiquités nationales; en même temps, le comitéde la Société des Monuments historiques était constitué en une Commis-sion fédérale pour la conservation des antiquités suisses, qui com-mença ses achats avec l’année 1887. Ce fut, tout d’abord, une sériede boiseries complètes, formant des chambres entières, ou de fragmentsde boiseries, achetée précisément en vue de sa reconstitution dans unMusée national. En 1888, la question se posa nettement; mais, dès leprincipe, une difficulté se présenta, quatre des plus grandes villes de laSuisse — Bâle, Berne, Lucerne et Zurich — demandant à devenir lesiège de la nouvelle institution. Un legs important de M. L. Merian, archi-tecte à Bâle , qui instituait la Confédération héritière de sa fortune et deses collections, pour qu’elles soient consacrées à la fondation d’un Muséenational, décida les autorités fédérales à se déclarer favorables en prin-cipe à la création projetée. En 1888 encore, la Commission fédérale desantiquités élabora un programme pour l’installation des futures collections,qui devait servir de guide aux architectes des différentes villes en présence.
Le 17 octobre 1888, Salomon Vôgelin mourut. 11 n’avait pointassisté à la réalisation de son projet de faire de Zurich le siège du_Musée national. Mais ce projet ne fut pas abandonné. Bien au contraire,feu M. C. Fierz-Landis fit don à la ville de son château de Schwandegg