il y a (‘il aussi un changement complet de type et, fournienous le veirons tout à l'heure, l’adoption d’un étalon dif-férent, en sorte t[ue (ienève a passé à ce moment-là d’unrégime, monétaire à un autre, on iiourrait presque dired’une région à mu 1 autre. Il est arrivé alors quelque eliosed’analogue à ce qui arriverait maintenant si, par exemple,la Suisse sortait de l’Union latine [tour adopter le sys-tème du mark, loul en eonservani le nom de franc àcette pièce nouvelle pour elle.
Sous le règne de Frédéric, et sous celui de ses prédé-cesseurs immédiats (c’est-à-dire vers la fin du secondroyaume de lîourgogne et pendant quelque temps aprèssa dissolution), les trois évèoliés de Genève, de Lausanne et de Sien formaient, au point de vue monétaire, unerégion à part, une manière d’union lémaniqne, qui n’avaitpas été établie par une convention en règle, mais par laforce des circonstances ('‘) ; son numéraire se distin-guait d’une part de celui des bords du Rhin et de l’Ilel-vétie allemande, d’autre part de celui des contrées, actuel-lement françaises et italiennes, qui les environnaient, parles deux caractères suivants : quant au type, ces troisévêchés avaient conservé le temple carolingien [tassé demode depuis plus ou moins longtemps dans les paysvoisins; quant à la taille, les deniers de la région duLéman pesaient, autant qu’un peut le savoir, un scru-pule, tandis que ceux des contrées limitrophes, établisd'après d’autres principes, étaient sensiblement pluslourds. Nous n’avons pas l'intention de traiter ici inci-demment la question très difficile, et qui n’est [tas encoreparfaitement, résolue, de la taille des deniers au XI 1 ' siècledans le sud-est de la France et le nord de l’Italie , maison peut dire eu somme que, dans cette partie de l'Eu-rope , le denier représentait généralement. V^o do livreromaine et que tel était le cas en particulier à Viennequi donnait le ton à toute la contrée. Dans ce diocèse,la monnaie portait à l'avers la tète de saint Maurice,
(1) Les trois évêchés eu question ont eu le sort commun d'être séparés, en 850, duroyaume de Lotharingie pe ur être joints aux états de Louis II, empereur et roi d'Italie .