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changement de type el, de taille a éLé imposé à Frédéricou à sou successeur par l’autorité supérieure, l’empereurou sou avoué, soit, dans un but d’unilication, soit pouréviter le retour des désordres qui se seraient glissés dansla frappe des monnaies de Genève , ou bien, au contraire,l’évèque a m’ait accompli spontanément celte révolutionmonétaire pour rendre ses pièces aussi semblables quepossible à colles de Vienne qui jouissaient d’une grandefaveur, et leur donner ainsi un cours plus étendu. Lapremière hypothèse ne repose* sur rien du tout : on nevoit pas qu’à cette époque-là le besoin d’unification et desymétrie, on fait de monnaies, se fit sentir comme denos jours, et, du reste, si l'empereur, nui par des consi-dérations de cet ordre, avait, ordonné à l’évéque de Genève de copier le type viennois, on ne peut pas concevoirpourquoi il n’aurait pas pris la même mesure pour lesévêchés de Lausanne et de Sion (')• D’autre part, rien neprouve que les monnaies de Genève eussent, été altéréesquant à leur poids ou à leur litre sous le règne de Fré-déric, comme nous l’avions supposé un instant, dans notrepremier chapitre; tout nous porte à croire, au contraire,que les mauvais deniers qui portent son nom ont, étéfrappés hors de son diocèse*. Il est donc plus simple*, el.par cemséquent plus nature’l, d’admettre epie la grandefave'ur dont jouissait le numéraire de* Vienne e*t dont,témoigne le* fait Lien connu epi’on en trouve des spéci-mens (huis la plupart des trésors enfouis au. XiF siècle,même très loin du. Dauphiné, avait, seule* engagé l'évèquede Genève à le prenelre pour modèle. Ge qui prouve quecette supposition est. la bonne, c’est, epie, dans d’autreslocalités, à la même époepie, on frappait, aussi de*s denierscopiés sur ceux de Vienne, portant à l’avers la tète et le*nom d’un saint, et, au reve*rs, une croix cantonnée deepiatre Lésants (quelquefois de ip.iat.re lettres) avec lenom de la ville; tel est le cas, par exemple, de Gap,de Grenoble , de Sainl-baul-Trois-Ghàteaux et de Tour-