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— et à leur tête le vénérable bourguemestrede Bâle , Wettstein — condamnaient le serviceétranger ; ils n’entendaient point conclure unealliance qui ne fut, en somme, qu’un marchéd’hommes, ils rappelaient que la France netenait point ses promesses, qu’elle n’observaitpas à leur égard la teneur des traités, élevantdes droits abusifs sur les marchandises deprovenance suisse , employant les régimentsau mépris de leurs capitulations, refusant lesmodestes secours en hommes ou en argentqu’elle devait prêter aux Confédérés en casde guerre, et cent autres griefs. Wettstein futéloquent, il adjura ses compatriotes de re-noncer à un traité dont ils n’avaient nul be-soin, mais ne persuada personne. Les Suissesdu XVII e siècle, qui venaient de s’entre-déchi-rer (guerre de Rappel), n’étaient plus ceuxdes âges héroïques ; l’intérêt particulier pri-mait l’intérêt de la patrie.
Dès 1655, les cantons catholiques, suivantpeu à peu l’exemple de Soleure , renouvelèrentleurs alliances particulières. Puis les cantonsévangéliques firent de même, le 1 er juin 1658,ainsi que les villes alliées, Saint-Gall, Mulhou se et Bienne . Mais de nombreux points restè-rent en litige ; il fallut cinq années pour apla-nir les difficultés et lasser enfin toutes lesrésistances. Le 21 septembre 1663, les cantonsévangéliques déclarèrent à Baden qu’ils ap-prouvaient le renouvellement et, sur la pro-
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