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d'Orléans , rejoints parle prince de Condéet leduc d’Enghien. A la droite du roi, dans lechœur, la reine mère Anne d’Autriche , étaitassise sur un trône avec la reine Marie-Thé-rèse et la duchesse d’Orléans , entourées desdames de la cour. Les Suisses se placèrent àla gauche du roi ; derrière eux se tenaient lechapitre, le clergé, les secrétaires de la cour,le corps de ville, les ministres des princesétrangers et l’ambassadeur Jean de Labarde.Les ducs, pairs et maréchaux occupaient lereste du chœur, le peuple avait été admis dansla nef. Une messe fut dite par l’évêque de Char tres , mais les délégués des cantons protes-tants avaient été auparavant autorisés à s’é-carter. Tous furent conduits, ensuite, vers leroi. Labarde et Waser adressèrent au mo-narque quelques paroles auxquelles celui-cirépondit la tête couverte ; le ministre d’étatDormisson parla aussi, à la place du chance-lier de France , absent de Paris . Le cardinalBarberini posa alors les Evangiles sur le prie-Dieu du roi, les députés prêtèrent serment enposant les uns après les autres la main droitesur le volume sacré, puis le roi s’approcha ledernier, la tête toujours couverte, et dit: «J’enfais autant. » C’est ce moment que représentenotre tapisserie ; on y distingue tous les per-sonnages, le duc d’Orléans, le prince de Condéet le duc d’Enghien, immédiatement à droitedu monarque; Anne d’Autriche , Marie-Thérèse