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La Suisse préhistorique : le Paléolithique et le Néolithique / A. Schenk ; préface de F.-A. Forel
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IX
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PRÉFACE

IX

traces certaines de lhomme, une faune de climat chaud avec Elephasantiquas, Elephas meridionalis, Rhinocéros Merckii, Hippopotamusmajor, etc. ; puis une faune de climat froid et humide avec Elephasprimigenlus (Mammouth), Rhinocéros tichorhinus , Ursus spelaeusHyena spelaea, Megaceros hibernions, etc. ; puis une faune de climatfroid et sec, Cervus tarandus (le Renne), le Bouquetin, le Chamois , leBœuf musqué, le Lièvre des neiges, Gulo borealis, le Renard arctique,les Lemmings, Spermophiles, etc. Enfin la faune actuelle avec le Cerf,le Chevreuil, lOurs brun ( Ursus arctos), le Bœuf, le Sanglier , etc. Lestrois premières faunes ont vu lhomme paléolithique, la dernière lhommenéolithique et ses successeurs.

La géologie de son côté, après avoir séparé les grandes périodespléistocène, quaternaire et moderne, propose maintenant de diviser lequaternaire de lEurope centrale en quatre époques glaciaires succes-sives que, avec Penck et Brückner , on appelle les phases de maximumsglaciaires et Günz, de Mindel, de Riss et de Würm , séparées par troisphases de minimums interglaciaires, et terminées par la phase moderne les glaciers se sont retirés dans les hauts vallons des Alpes . Lonessaie dy loger les époques archéologiques en plaçant le Chelléen dansl'interglaciaire de Mindel-Riss, le Moustérien dans linterglaciaire deRiss-Wiirm, le Solutréen dans le glaciaire de Würm, et le Magdaléniendans lune des stades du post-Wurmien. A partir du néolithique, noussommes dans la phase géologique actuelle, cela nest pas douteux.

Signalons encore la tentative audacieuse dA. Penck qui na pascraint dappliquer le calcul à lâge de ces diverses phases ou époques ;avec, ajoutons-le, toutes les réserves quun naturaliste de sa hautevaleur doit apporter dans de telles extrapolations, il a voulu dépasser lachronologie géologique en relation, et arriver à la chronologie histo-rique et absolue, et il se joue avec les centaines de mille années.

La linguistique enfin nous fait voir en Europe une première appa-rition de familles humaines dont les restes semblent conservés jusquànos jours dans les centres allophyllétiques des Lapons , des Finlandais,