PREMIÈRE ÉPOQUE NÉOLITHIQUE
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esplanade et il est permis de supposer cpi’un pont permettait de passerde l’une à l’autre, réunissant ainsi les divers quartiers du Palafitte .Celui-ci communiquait avec la rive au moyen d’un autre pont et decanots ou pirogues, formés d’un tronc d’arbre creusé en forme d’auge,dont l’un a ôté retrouvé intact dans la couche de tourbe.
Contrairement à ce qui existe habituellement dans les Palafittes, lesesplanades n’étaient pas supportées par des pilotis répandus sur toutela surface qu’elles occupaient; ils étaient plantés sur le pourtour desplate-formes rectangulaires, formant des rangées larges d'un mètre àun mètre et demi, se coupant à angle droit; l’épaisseur des pilotisest en moyenne de douze à dix-sept centimètres ; ils sont enfoncés dansune couche de tourbe d'un mètre à un mètre dix d’épaisseur et pénè-trent encore au-dessous à une profondeur variant d’un mètre et demià trois mètres dans l’ancien fond du lac. Les pilotis ne présentent jamaisni entailles, ni mortaises, ni trous, ni chevilles, ni aucune trace deligatures.
Les pièces de bois du plancher inférieur reposent sur le sol, soitsur le blanc-fond, du lac ; un certain nombre d’entre elles étaient cou-chées, tandis que les autres étaient placées obliquement d’une manièreplus ou moins régulière. L’obliquité des pièces de bois de la deuxièmecouche, à partir de la base, est en sens inverse de celles du premierplancher et ainsi de suite. Quelques pilotis verticaux, groupés irrégu-lièrement, traversent, çà et là, les rangées horizontales, au-dessus des-quelles ils font une saillie d’environ quarante centimètres, commes’ils avaient été les colonnes des habitations. L’on n’a pas retrouvéde solive reposant sur les pilotis, mais les extrémités des poutresqui paraissent avoir formé l'encadrement du plancher sont parfoisprises entre deux pieux qui les maintenaient en position.
Il est fort probable que ces planchers étaient des sortes de radeauxcloisonnés, subissant l’action de la hausse ou de la baisse des eaux.
Des constructions semblables ont été rencontrées dans les tour-bières du canton de Thurgovie , près de Berg et de Niederwyl, nonloin de Frauenfeld .
On ne rencontre à l’intérieur de la station, dans la couche archéo-logique, aucune trace de métal, mais bien de nombreux instruments enpierre, en bois, en os, en bois de Cerf, ainsi que des dents et des arêtesde Poisson. Toutefois les objets ne sont pas dispersés sous les espla-nades, comme c’est ordinairement le cas ailleurs ; ils sont accumulés surle pourtour des planchers et reposent, de même que ceux-ci, sur leblanc-fond du lac, d’où il résulte que l’envahissement de la tourbe qui