PREMIÈRE ÉPOQUE NÉOLITHIQUE
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Rima csculeula L. ;Esox Indus L. ;
Cisludo europaea Dum. ;
Salmo salar L. ;
Cxprimis cnrpio L. ;Laïcisais rutilas L.
D’après Riitimeyer, le nombre des individus des espèces sauvagestrouvés dans le Palafitte de Moosseedorf surpasse de beaucoup celuides espèces domestiques, et ce fait est d'autant plus remarquable quel’on n’a point à faire à un cas exceptionnel. En règle générale, en effet,dans les stations de l'Age de la pierre polie, la somme totale des ani-maux sauvages surpasse celle des animaux domestiques; cela ne dénotepas seulement la haute antiquité de ces Palafittes, mais cela prouveaussi que les populations de cette époque devaient subir occasionnelle-ment de grandes privations, car il devait être impossible de se procureravec certitude de semblables aliments et, en outre, il est fort probablequ’on ne mangeait les Carnivores, comme les Renards, les Fouines , lesPutois, etc., que pour satisfaire une faim pressante. Les os de Cerf etde Sanglier indiquent en général des animaux de grande taille ; les Car-nivores, au contraire, et tout particulièrement les Renards, semblentavoir été plus petits qu’ils ne le sont aujourd'hui, à moins, toutefois,(pie les ossements de Moosseedorf ne proviennent de jeunes individus.Quant aux Chiens, ils ne présentaient que peu de différences et appar-tenaient tous à une seule et unique variété, de taille moyenne, rappelantpar leur forme le « Jagdhund » (Chien de chasse). Le Mouton de l’Agede la pierre polie (Ovis aries var. palustris Rtitim.), se différenciait aussidu Mouton actuel par sa petite taille, ses jambes fines, ses cornes courteset ressemblant à celles de la Chèvre , particularités que l’on rencontrechez quelques variétés habitant aujourd'hui les pays septentrionaux etles montagnes, comme par exemple l’Obcrland bernois et quelquesrégions des Alpes, le Shetland, les Orcades, les collines du pays deGalles , etc. Les espèces sauvages de Moutons étant imparfaitement con-nues, il est difficile de se prononcer sur l’origine des variétés domesti-ques de cette espèce. Pour Riitimeyer, elles dériveraient de plusieursraces sauvages.
Les ossements de Lièvre ordinaire (Lepus timidus L.) sont peunombreux à Moosseedorf , comme du reste dans les autres Palafittes del’Age de la pierre polie, par suite sans doute du préjugé curieux
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