GÉNÉRALITÉS
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Les quatre types existent en Suisse , à côté des types mésaticé-phales leptoprosope et chamaeprosope ; mais, à ce propos, une questionse pose : devons-nous considérer les types dysharmoniques commecaractéristiques de véritables groupes ethniques ? il est pour le moment,bien difficile de se prononcer sur cette question. Il est probable, cepen-dant, que ces combinaisons dysharmoniques ne sont pas naturelles,c’est-à-dire qu’elles ne constituent pas des types définis de races, maisqu’elles sont plutôt le résultat d’un croisement, d’un mélange des deuxautres. Elles sont peut-être aussi des races en voie de formation, defixation, car leur importance et leur répartition sont encore excessive-ment variables et mal connues.
M. le D r J. Deniker, bibliothécaire du Muséum d’histoire naturellede Paris , a publié ces années dernières plusieurs travaux très intéres-sants se rapportant à l'Anthropologie de l’Europe et en particulier à larépartition de l'indice céphaliqae '.
Pour M. Deniker, les races européennes seraient au nombre de sixprincipales et de quatre secondaires dont voici les subdivisions et lescaractères essentiels :
A. Deux races blondes ou xanthochroïdes :
1° Dolichocéphale, de haute taille (race nordique) ;
2° Sous-hrachycéphale, de taille peu élevée (race orientale).
B. Quatre races brunes ou melanochroïdes :
1° Deux de petite taille: l’une dolichocéphale (race ibéro-insu-laire); l’autre brachycéphale (race occidentale);
2° Deux de grande taille : l'une sous-dolichocéphale (race littorale);l’autre brachycéphale (race adriatique).
Des quatre races secondaires, deux (sub-nordique et vistulienne) serattachent à la race blonde, et les deux autres (sub-adriatique et nord-occidentale) peuvent être considérées comme intermédiaires entre lesraces blondes et brunes.
Quant aux populations actuelles de la Suisse , M. Deniker les rangedans les deux catégories suivantes :