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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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de carré long (ibid., n° 770), et sur celui de Ferri deLorraine, 1316, elle est carrée {ibid., n° 782); dansles miniatures de l’histoire de la guerre sainte parGuillaume, archevêque de Tyr, ms. du XIII e siècle(Bibl. nat. Fr., 2624), les enseignes sont à 2pointes (1).

Favyn, dans son Théâtre d'honneur, 1620 (p. 23et 26), dit que les chevaliers bannerets faisaient por-ter devant eux un pennon carré, que les rois, princeset grands seigneurs avaient une bannière carré-longle côté long attaché à la hampe, le grand étendard étaitcoupé en deux langues rondes séparées, le guidonplus petit d’un tiers que le grand étendard et en dif-férant en ce qu’il a la pointe d’une seule langue rondeentière et sans coupure, le pennon (2) plus petit demoitié que le guidon, mais de même forme, la cor-nette de même forme que la bannière, mais le côtéétroit attaché à la hampe. L’enseigne d’une compagniede gens d’armes finit en pointe à deux queues (3)(p. 1413).

Le P. Daniel, dans son Histoire de la Milice fran-çaise (liv. m, p. 95), dit que les anciennes bannièresde paroisses étaient à peu près comme le labarum des

(1) Une môme miniature du ms. II. F. 102 de la bibl. de l’Arse-nal, fait en 1 loi, contient sept formes différentes de pennons, ban-nières, flammes ou banderoles.

(2) Pennon était primitivement l’enseigne d’un « capitaine de« gens de cheval où ses armes étaient empreintes.» (Des AnciennesEnseignes, 1637, A. Galland, p. 59.)

(3) Une enseigne de cavalerie de cette forme se trouve déjà surun bouclier romain de la collection Woochvard. (Antiquités Gr. etR., Bibl. nat., Est, G. a, 72.)