Buch 
Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
Entstehung
Seite
VII
JPEG-Download
 

vu

empereurs romains, qui était un petit et léger dra-peau attaché à un bâton, lequel, avec la lance ilétait suspendu, formait une croix (1). La bannière dechevalier banneret était carrée, le pennon de chevalierbachelier finissait en pointe; « quand un bachelier agrandement servi et que il a terre assez quil puisseavoir gentilshommes ses hommes et pour accompa-gner sa bannière, il doit à la première bataille ilse trouvera venir au connétable ou aux maréchaux,ou à celui qui sera lieutenant de lost pour le prince,requérir quil porte bannière et, sils le lui octroient,doit sommer les hérauts pour témoignage et doiventcouper la queue du pennon ; de lexpression : fairede pennon bannière, pour dire : passer dune dignitéà une autre plus élevée (p. 113).

Les bannerets dans les armées avaient quelquefoisun pennon avec leur bannière ; cest que, outre leservice féodal à sa bannière, le chevalier avait unecompagnie levée à ses dépens, ou quil divisait satroupe en deux parties dont lune était sous sa ban-nière et lautre sous son pennon, commandée par sonlieutenant, un des chevaliers bacheliers (p. 117). Lafigure des étendards a fort varié ; sous Louis XII , ilsétaient longs, étroits, pointus et fendus; sous Fran-

(I) Le gonfanon, gunfanum, gonfalon (gundfane, étendard deguerre des Germains), avait celte forme; il était en général fendudu bas en trois queues; on en trouve un exemple bien ancien surlarc de Septime Sévère à Rome : les défenseurs dune ville attaquéepar les Romains y sont représentés avec deux enseignes, dont luneest un gonfanon et lautre une sorte de poisson enmanché sur unehampe, dans le genre des dracones romains. (Ibid .)