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çois I er ils étaient plus larges, fort courts et arrondispar l’extrémité (p. 486). La cornette est une pièce d’é-toffe de taffetas d’environ un pied et demi en carré,sur laquelle sont brodés les armes, les devises ou leschiffres du prince ou du mestre de camp; on l’attacheau bout d’une lance longue de 8 à 9 pieds.
D’après le P. Ménestrier ( Origine des ornementsdes armoiries, 1680), les officiers de la couronne etleurs lieutenants avaient droit de porter bannière,quoique, d’ailleurs, ils ne fussent pas bannerets, tantqu’ils étaient officiers par dignité de leurs offices(p. 194).
Quoique la manière de désigner les enseignes aitchangé au moins autant que leurs formes, pourtantaux diverses époques on n’employait pas indifférem-ment tel ou tel nom, chacun à une même époqueavait sa signification particulière. Ainsi, l’on voit que« sur le tombeau du bâtard de Bourgogne , tué par« ceux deGand(1452), on mit sa bannière, son étendard« et son pennon, comme il est d’usage seulement pour« un chevalier mort en bataille » (1); qu’aux funé-railles de Fr. de Montmorency, maréchal de France (1579), on portait son pennon, la cornette ( 2) de seschevau-légers, le guidon de sa compagnie de gensd’armes et la cornette, marque de son commande-ment; de notre temps, pour les enseignes de guerre,
(1) Méneslrier, Orig. des orn. des armoiries, 1CB0, p. '189.
(2) « Les gu idons des gens d’armes, les enseignes des compagniesde gens d’armes, car il n’yScn a point aux ehevau-ldgers, maisbien des cornettes au lieu d’enseignes. » (Les principes de Part mi-litaire, La I’rugne, 1636.)