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variées de bleu, jaune, rouge, blanc, vert et brun,combinés par 2, 3 ou 4 couleurs par bannière; maisrien qui ressemble encore, si ce n’est de très-loin,aux dispositions héraldiques. Une seule chose estfixe, c’est la croix jaune qui figure sur un fond blancdans un encadrement bleu au haut du mât du vais-seau que monte Guillaume; dans un fond blanc en-cadré de 3 côtés de bleu, du 4 e de jaune, sur unebannière à 4 pointes bleues, portée par lui, sur uneautre bannière pareille, mais à 5 pointes, portée aussipar lui ; dans un fond blanc entouré de 3 côtés dejaune, du 4 e de blanc, chargé de 4 ronds jaunes; surune bannière à 3 pointes nouées, 2 bleues et 1 blan-che, portée également par lui, et dans un fond blancbordé de rouge des 2 côtés verticaux, sur une ban-nière à 3 pointes, 2 rouges et 1 blanche, portée parun cavalier, derrière Guillaume. Une seule bannière,demi-circulaire, blanche, à bordure bleue et jaune,porte sur le fond une sorte d’oiseau bleu se rappro-chant de la figure héraldique appelée merlette. Si lesarmoiries existaient à cette époque, elles n’étaienttoujours pas encore d’un usage bien répandu sur lesenseignes, puisqu’on n’en retrouve pas sur cette ta-pisserie.
Un fait qui pourrait servir à prouver que les ar-moiries de la maison de France n’étaient pas encorebien fixées au X\ au XI e ni même au commencementdu XII e siècle, c’est que les ducs de Bourgogne , des-cendants du 2 m0 fils du roi Robert, eurent pour armes :bandé d’or et d’azur de 6 pièces à la bordure degueules (Inventaire des sceaux, Arch. nat., n° 466,sc. de H 98), de même que les comtes de Dreux ,