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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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« 25 bannières battues des armes le roi où il faut« 13 cendaux indes (ici les armes du roi sont seules)« et autant du connestable (seules également) et tant« de garnitures (1).

« 510 panonceaux et guenelles des bannières et pâ-ti nonceaux où il faut 800 aunes de toile inde et 200« aunes de toile jaune (2).

« 30 bannières des armes du roi pour 10 galées« (galères) et 20 bannières des armes au maréchal où« il faudra 33 cendaux inde, vert et jaune. » (RobertBertrand, sire de Briquebec , qui était alors maréchalde France , portait : d’or au lion de sinople (vert). Ilfut le dernier de sa lignée et mourut en 1353.)

À la bataille de Poitiers , 1356, « le prince de« Galles aperçut bien comme les François tournoient

« à desconfiture. lors férirent tous ceulx des

« batailles au prince sur la bataille au roy de France .« Et le captai de Buch adreça sa bataille droit au« Roy et fit tant par armes qu’ils abatirent les banières« au Roy de France (3). Adonc quant les François

(1) Ce qui signifie autant de fourniture, c’est-à-dire qu’il fautautant de cendaux indes.

(2) Par « guenelles » ne faut-il pas entendre cravates des ban-nières et panonceaux? ce serait la première apparition de l’usaged’attacher au-dessous du fer de la hampe un morceau d’étoffe. Cespanonceaux ne portaient pas d’armoiries et ils devaient être bleus,si l’on en juge par la différence de fourniture de 800 aunes de bleuet de 200 de jaune; quant aux <c guenelles », il est probable qu’ellesétaient bleues et jaunes, reproduisant les couleurs du fond et des or-nements des bannières.

(3) Le même chroniqueur emploie cette môme expression (p. i 61)dans le récit de la bataille d’Aurai, 1304, « cl là furent abattues« les bannières du duc Charles de Blois et il fut occis, » et (p. 162)