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roi (1). Nous en voyons une preuve dans une minia-ture du ms. de Froissart (Bibl. nat.), où avec l’arméede du Guesclin en Espagne (1365) est un pennontriangulaire bleu chargé de trois fleurs de lys d’or (2). Demême en 1390 le duc de Bourbon, à la tête de cheva-liers français et anglais, fit, sur la demande des Gé-nois, une expédition contre les musulmans de Tunis .Froissart dit : là étaient le pennon du roi de France et sa devise. Une estampe de la collection Hennin(Bibl. nat.) représente le navire du duc de Bourbon;au grand mât est un pavillon carré bleu à trois fleursde lys d’or. Dans le manuscrit de Froissart, apparte-nant au British Muséum , au sommet du grand mât dece même navire, dans une hune couverte d’étoffe bleuesemée de fleurs de lis d’or, est un chevalier tenantune enseigne carrée bleue à trois fleurs de lys d’or.
(t) En 1372, Jehan de « France », duc de Berry, à grand com-pagnie, alla chevaucher les bannières déployées devant la noble citéde Poitiers. Les bons bourgeois et citoyens de Poitiers qui étaientbons et vrais Français , quand ils virent les bannières des fleurs delys, les armes de leur souverain seigneur le Roi de France .pri-
rent à crier Montjoye. » (Chron. des quatre premiers Valois , publ.par la Société d’hist. de France , p. 237.)
(2) Le chevalier breton
Qui tant servi de louial cucr et bonL’escu d’azur à iij flours de lys d’or.
(Le distic de mons. Bertran de Glasguin, ms. presque contem-porain de du Guesclin. Bibl. nat., B. 7o9o.) Dans les miniatures dums. de Froissart de la Bibl. do l’arsenal et do celui de la Bibl. nat.à la bataille de Rosbecq (1382) ou a représenté le pennon carré àtrois Heurs de lis. Dans le dernier do ces mss. cette bannière estentourée d’une bordure vert, blanc et rouge.