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de lis furent réduites au nombre de trois sur l’écudesarmes de France , elles n’en continuèrent pas moinsà être souvent semées sans nombre sur la bannière.
Voici les diverses formes de cette bannière dansles temps postérieurs : le fond en est toujours bleu.Bibliothèque de l’Arsenal, Renaud deMontauban, ms.du temps de Charles VII, tome II, p. 53, bannièrelongue fendue en deux pointes, semée de fleurs delis, une houppe rouge sous le fer de lance ; tome IV,p. 310, pennon carré, à trois fleurs de lis. — Bibl.nat., 2679, Chroniques de Momtrelet, {.ome II, p. 11,une miniature représente la proclamation de Char-les VII à Espailly en Auvergne , deux hérauts d’armesportant l’un un pennon carré d’azur à trois fleurs delis d’or, l'autre un étendard ion» fendu en deuxpointes aussi d’azur à trois fleurs de lis d’or. —Bibl. nat., ms. Fr. 88, ancien 6762, Chroniquesde Monstrelet, entrée de Charles VII à Paris , une ban-nière longue, allant en s’amincissant du bout, fendueen deux pointes, àtrois fleurs de lis. A la même date,Favya (Théâtre d'honneur, Bibl. nat., z, ancien 963,p. 612), dit que « derrière le roi était Jean de Sca-« naville, dit Havard, bailly de Dreux , valet tranchant« du roi, lequel portait le pennon qui étaitde velours« azuré à trois fleurs de lis d’or, brodées de grosses« perles. » Suivant Favyn ( ibid ., p. 25) le pennonavait une forme triangulaire à pointe arrondie. — Ausacïe de Louis XI (1461) représenté sur le vitrail dela cathédrale d’Evreux la bannière d’azur aux 3 fleursde lis est portée près du roi. (Lasteyrie, Peinture surverre, pl. 56.)
Deux étendards, l’un carré à trois fleurs de lis,