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Bibl. nat., L. b.,-^). Au mois de septembre, à sonentrée à Verceil (ibid., p. 226), il était monté sur lecheval qu’il avait le jour de Fornoue, nommé Savoie ,bardé de velours cramoisy , déchiqueté sur blanc etviolet par moitié, et l’autre moitié était de veloursgris ; il était armé de toutes pièces, réservé son habil-lement de tête et sur le dit harnois avait un richesayon des couleurs mêmes de ces bandes, assavoircramoisi, violet et gris déchiqueté, et sur le dit sayonun manteau en écharpe (flottant), interjecté de la cou-leur que portaient ses pensionnaires. On ne dit pas la-quelle.
Les couleurs de Louis XII furent le rouge et le jaune.A son entrée dans Paris , après son sacre, le 2 juillet1498, les Suisses du roi étaient tous vêtus d’une livrée(uniforme), avec hoquetons rouge et jaune, et desgrands plumeaux des mêmes couleurs sur leur coif-fure; le cheval du roi était couvert d’une housse develours bleu fleurdelysé (Cérémonial franc., p. 238).Dans les splendides miniatures du manuscrit de laRévolution de Gènes (1507, par Jean Marot , Bibl.nat., 5091), on voit l’étendard des gentilshommespensionnaires de Louis XII : il est de forme très-allongée, fendu en deux pointes, divisé en deuxbandes horizontales, jaune en haut et rouge en bas,avec l’image de saint Michel terrassant le dragon, unsoleil rayonnant et un porc-épic couronné, le toutbrodé en or, et chevauchant sur les deux couleurs dufond. Les couleurs de Louis XII se retrouvent encoreau commencement du règne de son successeur, car,lors de l’entrée de François, I er à Paris , après sonsacre, les archers de l’hôtel du roi portaient des ho-