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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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quêtons aux couleurs du feu roi, à un porc-épic cou-ronné, et 400 archers de la garde avaient encore lalivrée et devise du feu roi, jaune et rouge, avec le porc-épic (Cérémonial franc., p. 238, 266). Rey (Ilist. duDrapeau , t. I, p. 120) dit que « dans la guerre qu’ilfit aux Génois , l’étendard d’accompagnement deLouis XII fut semé d’abeilles d’or; » nous n’avonsretrouvé aucune représentation de cet étendard, quiprobablement pourtant a existé, car, le jour de sonentrée à Gênes , les vêtements du roi et les bardes deson cheval étaient blancs, semés d’abeilles d’or.

Comme exemples des bannières des seigneurs àcette époque, bannières aux couleurs personnelles etnon aux armoiries, nous citerons : le guidon de Pierrede Rohan, seigneur de Gié, maréchal de France ,mort en 1513: il était bleu, semé de marguerites au na-turel avec leur feuillage ; son enseigne qui était verte,semée de bourdons de pèlerin avec coquille et de chiffresen or (deux lettres, dont l’une pourrait être un P,l’autre est un R), avec une bordure de jaune et blancalternant (Bibl. nat., Coll. Gaignières , t. VII, p. 98et 99), d’après une tapisserie du château du Verger ;ces bourdons de pèlerin avec coquille indiquent qu’ilétait chevalier de l’Ordre du Roi (Ordre de Saint-Mi-chel ), dans le collier duquel figurent les coquilles.Les couleurs de ces deux étendards n’ont aucun rap-port avec celles des armes de Rohan, qui sont : degueules à 9 macles d’or. Sur la ville de Dijon , assié-gée par les impériaux en 1513 (Bibl. nat., A. d., 108,Tapisseries anciennes, tap. de Dijon , et Coll. Hennin,t. III), on fait flotter l’étendard de Louis de LaTrémoïlle qui défendait la place ; il est long, fendu