près d’Orléans , dans une estampe de la collectionHennin, tome Y1 (Bibl. nat.)> l’escorte de la reineCatherine de Médicis est représentée avec une enseignequi, d'après le sens des hachures, doit être rouge àcroix blanche, chargée au centre d’un grand écussonde France , d’azur à trois fleurs de lis d’or couronné.N’est-ce pas là l’enseigne de la « compagnie de gens« de pied, laquelle seule fust destinée pour la garde« du Roy » (!) (Brantôme, Discours des colonels), quifut d’abord commandée en 1560 par François de Ri-chelieu , prévôt de l’hôtel du roi, puis, quelques moisaprès, par Philippe Strozzi , et qui faisait partie desbandes de deçà les monts ou de Picardie, lesquellesavaient l’enseigne rouge à croix blanche (2). Sansvouloir tirer de ce lait une déduction qui ne repose-rait que sur une hypothèse, nous le signalons néan-moins comme une curiosité, avant de dire que lescouleurs personnelles de Charles IX furent le bleu,le rouge et le blanc .
1564 — 23 mars, entrée de Charles IX à Troyes .Les gens de cheval de la ville avaient un guidon detaffetas blanc, bleu et rouge en ondes. Les sergentsroyaux vêtus aux couleurs du roi portaient, brodéessur la poitrine et sur le dos, deux colonnes enlacéespar un ruban à la devise : Pietate el justitiâ. Le roi,vêtu de bleu et de drap d’argent, était sous un daisde velours bleu frangé de blanc et de rouge , semé de
(1) En 1549 le roi avait, comme garde à pied, 3 compagnies fran-çaises commandées par Chauvignv, d’Estrées et La Ferlé (Bibl.nat., Est. P. d. 50).
(2) Voir plus bas, aux Enseignes de l’infanterie.
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