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d’Hercule en broderie d’argent avecques la devise de SaMajesté, qui estoit d’une H couronnée, entrelassée de deuxsceptres en saultoir et d’une espée en pal sur le tout, enriche broderie d’or de Cypre , avec cette légende : Duoprotegit unus ; le PENNONET et le GUIDON des dictescouleurs, livrées et devises .le Heaume d’or, cou-
ronné, tarré de front, à cimier d’une double fleur de
lvs d’or, aux lambrequins des couleurs et livrées . »
(Favyn, le Théâtre d’honneur, 1620, p. 1865).
A partir de Henri IV , ces trois couleurs, bleu, rougeet blanc restèrent les couleurs du roi, et furent portéespar les troupes de sa maison et par quelques régi-ments à titre royal, ainsi que par l’infanterie fran-çaise comme couleurs distinctives au collet, aux pa-rements, etc., lorsque la troupe fut pour la premièrefois vêtue aux frais du roi.
Quelques exemples pris à diverses époques ferontvoir la constance de cet usage.
Le régiment du roi (infanterie), formé en 1663,dont le roi était colonel, est le premier qui ait reçuun uniforme: il l’a eu dès sa formation. Cet uniforme,qui n’a varié depuis que dans la coupe et quelquesdétails d’ajustement, se composait d’un habit blanc,doublé en bleu, qui ressortait dans le collet, les pare-ments et les retroussis, veste et culotte bleues; il yavait sur toutes les boutonnières un galon ou brande-bourg aurore (Susane, Hist. de l’ancienne Infanteriefrançaise, t. IV, p. 100).
En 1670, les soldats des régiments d’infanteriefrançaise furent habillés aux frais du roi; ce premieruniforme se composa d’un habit gris clair pour tousles régiments ; ceux-ci se distinguaient entre eux par