vice féodal à cheval fut remplacé par le service per-manent d’une cavalerie soldée (1). Nous allons donnerpar corps, et par ordre chronologique dans chacun,la série des étendards de la cavalerie aux diversesépoques.
Gardes.
En outre des lances remplissant le devoir féo-dal, les rois ou princes avaient à leur solde dès leXIII e siècle des chevaliers qu’ils maintenaient enpied tant que durait la guerre pour laquelle ils avaientbesoin de leur service. On en trouve une preuvedans la liste des chevaliers enrôlés par Alphonse,comte de Poitiers , en 1242, pour l’aider dans laguerre qu’il avait à soutenir contre le comte de LaMarche et le roi d’Angleterre (Arch. nat. J. 317,n° 62, Trésor des chartes ), à cette pièce est joint ledessin de la bannière d’Alphonse, (ci-dessus, p. 35).
A la même époque, 1248, mangeaient en l’hôteldu roi des chevaliers soldés par lui et retenus pourcombattre auprès de lui (Joinville , Hist. de saint Louispub. parla Société de l’hist. de France , p. 157), ilparaît même qu’il avaient déjà des « cottes et har-gaus » pareils. Ils marchaient directement sous labannière du roi ou sous celles des grands officiersde l’hôtel. Dès 1231 faisaient partie de l’hôtel, 43chevaliers, 11 écuyers, 12 archers, 24 arbalétriers,