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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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dont parle Mathieu d’Escouchy (1) : « La plus grant« garde du roy III cents lances qui avaient sur leurs« sallades chacun une cornette de taffetas vermeil et« ung soleil d’or (2). »

Sous Louis XI (3), Charles VIII (4) et Louis XII onretrouve souvent le corps des « gentilshommes pen-te sionnaires » ou « gentilshommes de la maison du« roi » ou « gentilshommes de l’hôtel du roi, or-« donnés pour la grande garde de son corps » ; en1507 leur étendard, long et fendu en deux pointes,était jaune et rouge à l’image de saint Michel, avec unsoleil rayonnant et un porc épie couronné (Miniaturedu ms. de la Révolution de Gênes, Bibl. nat. Fr.5091).

Dans le compte de l’hôtel du roi de 1383, termede la Saint-Jean, « 8 livres parisis sont données à« messire Gauvain de Dreux , chevalier, maistre« d’ostel, pour ses despenz faiz en alant d’Orléans« à Paris convoier les Escoz qui estoient devers le« roy (5) »; Charles VI avait déjà pour sa garde

(1) Chronique publiée par la Société de l’IIist. de France , 1803.

(2) Voir plus haut p. 58.

(3) Etat des gentilshommes de l’hôtel du roi de la nation dePicardie estant présentement sous la charge de SP de Cordes quepaye Lancelot de Baconel pour l’année commençant au mois d’oc-tobre 1481 (Bibl. nat., ms., Béthune , 8447).

(4) A l’entrée de Charles VIII à Florence « les cent gentilshommes« estoient tous armez et montez sur de très-bons chevaux bardez« de diverses parures, ung chacun scelon leurs couleurs ou autre-« ment leurs blazons de armerie » (Brantôme, pub. par la Soc. del’Hist. de France , t. n, p. 304).

(5) Compte de l’hôtel des rois, p- 213. Suivant la Plainte des