porte-enseignes , qui auront aussi des gages, par mois15 livres tournois (1).
Cela faisait 12 enseignes par légion de 6000 hom-mes chaque, mais il n’est question ni de leur forme nide leurs couleurs. Il est probable que sur les 12 en-seignes de chaque légion il y en avait 6 pareilles parlégion et 6 dont les couleurs et ornements dépen-daient des capitaines et étaient des couleurs de leurslivrées (2), ainsi que les manches ou une manche desvêtements deshommes. Par diverses raisons, l’institu-tion des légions, sans avoir été abolie, tombait endésuétude à la mort de François I er en 1547. On enrevint à la division en deux corps, ou armées, aux-quels Henri II , par son ordonnance du 29 avril, donnades colonels généraux, Gaspard de Coligny pour lesgens de pied français en deçà des monts ou de Pi-cardie, et François de Gouffier, seigneur de Bonnivetpour ceux de delà des monts ou de Piémont .
Lorsqu’il défendit victorieusement Metz contreCharles-Quint et le duc d’Albe, en 1552, le duc deGuise avait sous ses ordres vingt-quatre enseignes deces bandes (3), trois compagnies de gens d’armes ettrois de chevau-légers, commandées par Charles deBourbon, prince de la Roche-sur-Yon; Jean de Bour-bon, comte d’Enghien; le prince de Condé, son
(1) Ordonnance de Saint-Germain en Laye, 24 juillet. Ordon-nances militaires, réunies par le cap. Saint-Cliaman, prévôt du ré-giment de M. de Chappes, Rouen , 1636; ;'i la suite des Principesde l’art milit. Bibl. nat., R.
(2) P. Daniel, Milice française , liv. ni, p. 486.
(3) Les unes de deçà, les autres de delà les monts; après la levée