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forme à la vérité historique; A. de Thou ( Hist ., 4°,t. Y, p. 371) dit en effet : « Il y avait (en 1367) dansl’armée protestante 1500 cavaliers sous 18 étendardsde gentilshommes et 1200 hommes de pied sans en-seignes; l’armée du roi au contraire était composéede 80 enseignes qui faisaient 16,000 hommes depied. »
Au commencement de 1563 une seule enseigne,commandée par Philippe Strozzi , formait la garde àpied du roi (Voir p. 65, 172); au mois d’août on enadjoignit sept autres de 50 hommes chacune, en 1565deux autres, en 1569 ce corps comprenait quinzecompagnies (1) dont deux appartenaient à Strozzi , de-venu colonel général de l’infanterie française; deces deux compagnies, l’une garda Yenseigne blanchedu colonel général, l’autre fut chargée de porter Yéten-dard royal bleu d’azur semé de fleurs de Us d’or, traverséd’une croix blanche chargée d’une couronne au bout dechaque branche, qui fut donné plus tard aux autres com-pagnies et qui demeura jusqu’à la fin le drapeau parti-culier du régiment des Gardes Françaises (2).
Charles "VIII avait introduit l’usage d’avoir desSuisses (3) pour la garde intérieure du palais, et levé
(1) En août 1588 il était composé de 12 enseignes de 100 hommeschacune; «ce régiment est ordonné pour servir près de la per-sonne de Sa Majesté. » (L’estât des régiments des compagnies desgens de guerre à pied Français que le Roi a retenus pour son ser-vice. Bibl. nat., L. f. 56.)
(2) En 1789, ce régiment avait 30 drapeaux, dont 1 blanc et 29du modèle qui vient d’être décrit.
(3) Une enseigne de Suisses au service de France , en 1580, estrayée horizontalement de rouge et de blanc.