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remplacés par des insignes aux trois couleurs (1). Lesrégiments suisses , qui ne furent dissous que par ledécret du 20 août 1792, conservèrent leurs anciennesenseignes. Les corps français continuèrent à se dis-tinguer entre eux par les dispositions très-variées etsouvent fort compliquées que les trois couleurs af-fectaient sur leurs drapeaux, Tuniformité n’existantque sur le drapeau colonel de septembre 1791, qui, enfévrier 1794, fit place au drapeau bleu, blanc et rougeavec les initiales R. F. de la république française en-tourées de deux branches de laurier (2).
En même temps disparurent les anciens régimentsqui furent remplacés par des demi-brigades dont laformation, décidée le 21 février 1793, avait continuéà être discutée à plusieurs reprises et ne fut opéréequ’à la suite du décret du 28 janvier 1794 (3). Sur
(1) L’injonction d’envoyer les anciens drapeaux à Paris excitades troubles sur plusieurs points, et notamment à Rennes , où lessoldats du 48 ? régiment (ci-devant Artois) voulaient suspendre lesleurs à. la nef de la cathédrale. La plupart des vieilles enseignesfurent brûlées à. Paris le 13 août 1793. Quelques-unes échappèrentà cette destruction; ainsi en 1831 le roi Louis-Philippe, passantune revue de gardes nationales h Rouen , fut surpris d’y voir figu-rer un drapeau traversé d’une croix blanche cantonnée de deuxquartiers bleus et deux rouges. Aux informations que prit le roi onrépondit que c’était un drapeau d’avant 1792 qui avait été conser-vé; ce drapeau provenait vraisemblablement, du régiment de Poitou .
(2) Le drapeau des Elèves de Mars (sorte d’école militaire) fut,à cette même époque, bleu, blanc, rouge, chargé d’un côté d’unglaive antique, la pointe en l’air.
(3) Une loi de la Convention, du 23 août 1793, décréta la levéeen masse. « Art. XI. Le bataillon organisé dans chaque district« sera réuni sous une bannière portant cette inscription : Le peuplefrançais debout contre les tyrans. »