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neurs aux princes, le drapeau blanc ne rendant plusles honneurs qu’au roi, ainsi que cela avait lieupour le colonel général seul avant 1661 et pour leroi depuis 1661 (1). L’usage de plusieurs drapeauxpar régiment continuait encore en 1823, car le règle-ment de campagne de 1823 dit : « Les porte-drapeaux« planteront les drapeaux devant le centre de leur régl-ai ment. » Etles expressions « rejoindre les drapeaux »,« être sous les drapeaux », persistant encore dansle langage militaire sont des traces de cet ancien usage.
Les drapeaux de la garde royale étaient blancssemés de fleurs de lis d’or ; au centre l’inscription :Le Roi (à tel ) régiment ( d’infanterie , etc.) de la garderoyale, était entourée aux trois quarts par deux pal-mes ou branches de lauriers sous lesquelles pendaientles ordres de Saint-Louis et de la Légion d’honneurattachés à leurs rubans rouges. Ceux des régimentsdu corps royal de l’artillerie étaient semblables àceux de la garde. Les drapeaux de la ligne étaientblancs, entourés d’une bordure de fleurs de lis, lecentre était occupé par une inscription et des orne-ments pareils à ceux que nous venons de décrire.
Sous la Restauration, de 1815 à 1830, le drapeautricolore était devenu le signe de ralliement des mé-contents; il fut arboré à la révolution de juillet1830. Une ordonnance du -1 er août, signée Louis-Philippe d’Orléans, et contresignée comte Gérard,dit dans son article 1 er : « La nation française re-prend ses couleurs. Il ne sera plus porté d’autrecocarde que la cocarde tricolore. »
(1) Voir p. 101 et 114.