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partenant au British Muséum , représente le navirequi transporta le duc de Bourbon dans son expédi-tion contre Tunis : à l’arrière deux hommes sonnentdans des trompettes dont les fanions sont d’azur seméde fleurs de lis d’or ; la hune du grand mât est aussibleue semée de fleurs de lis. Un chevalier s’y tientdebout à côté d’une bannière carrée de France , d’azurà 3 fleurs de lis; les pavois sont aux armes des diffé-rents seigneurs montés sur ce navire. Froissart diten parlant de cette flotte : « Grande beauté était à« voir ces bannières, ces pennons de soie et de cen-« dal (satin), armoyés des armes des seigneurs, ven-« tiler au vent et flamboyer au soleil...., »
1494. — La nef destinée à Louis XII , alors duc’d’Orléans, dans la flotte armée pour le recouvrementde Naples pour Charles YII1 devait être entourée d’unpavois, bleu fleurdelisé, à franges de soie bleue de 9pouces de hauteur, chargé de 82 fleurs de lis jaunesde 2 tiers d’aune de haut. Ce pavois ou pavesadeétait une pièce d’étoffe que les jours de combat oude fête l’on attachait le long du plat bord, autour desgaleries et des hunes, comme ornement et aussi pourla protection de la garnison, car ces pavois étaientsouvent matelassés. C’était une dérivation de l’usageplus ancien de placer le long du vaisseau ou de lagalère des pavois (boucliers), abritant les rameurs etles archers.
1513. — Les pavesades, conformément à leur ori-gine, affectaient quelquefois la forme de boucliers,ainsi que c’était représenté dans une miniature ac-compagnant le récit du combat de la Marie Cordelière,commandée par Portzmoguer (Primauguet), contre