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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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à Sa Majesté qu’ils soient, il serait bon de laisser la-dite bordure blanche et de faire mettre de 8 en 8pieds le chiffre du roi, couronné, et de semer l’es-pace d’entre les deux chiffres de fleurs de lis,.. (Ennote, après la signature : mettre avec les autres.)

1669. — (Ibid .) Un mémoire du 5 septembre,annoté par Duquesne, qui désapprouve que l’onchange rien à la forme des anciennes cornettes quine sont plus longues que les pavillons.

1670. — (Ibid .) Préambule au règlement du roi

sur les pavillons (du 12 juillet). Chacune province

a eu autrefois sa livrée; la Guienne, croix d’argent enchamp de gueules ; la Bretagne , croix d’argent enchamp d’azur ; la Normandie , l’échiquier d’argent etde sable ; les Poitevins et Picards, le rouge, l’ar-gent et l’azur (1)... le tout a été réuni à la couleur dela nation française qui est le blanc. (Nous ferons re-marquer que cette assertion est en contradictionavec ce qui est dit sur l’ancien pavillon de la nationfrançaise, dans l’édit du roi, du 9 octobre 1661,rapporté ci-dessus.) Pour les marchands, le pavillonà la poupe dressé sur une lance doit être blanc avecles armes de la province dans le milieu ou à l’anglequi joint le haut du bâton ; le bleu fleurdelisé ou lescroix fleurdelisées sont difficiles à être, bien mises enœuvre, en outre que les fleurs de lis, qui sont lesarmes du prince, ne doivent s’appliquer qu’en deslieux de grand respect.

(1) Voir, p. 180, le drapeau du régiment de Poitou ; le choix descouleurs était-il intentionnel ou seulement l’effetd’unecoïncidence?