— 248 —
Art. III. La flamme du vaisseau de guerre et au-tre bâtiment de l’Etat portera, dans la partie la pluslarge, les trois bandes verticales rouge, blanche etbleue; le reste de la flamme sera de couleur blanche;le guidon portera d’une manière semblable les cou-leurs nationales.
Art. IV. Les pavillons de commandement porte-ront dans leur quartier supérieur les trois bandesverticales rouge, blanche et bleue ; le reste du pa-villon pourra être, comme par le passé, rouge, blancou bleu, l’Assemblée nationale n’entendant rien chan-ger aux dispositions qui ont pour objet de distinguerdans une armée navale les trois escadres qui la com-posent (1).
Des dessins devant servir de modèles pour les pa-
(1) Sous Louis XVI l’armée navale française était divisée enescadre blanche, escadre bleue et blanche et escadre bleue ; cha-que escadre comprenait trois divisions : la première, sous le com-mandant de l’escadre, portait le pavillon de l’escadre au grandmât ; la deuxième, dont le commandant portait le même pavillon aumât de misaine, et la troisième dont le commandant le portait aumât d’artimon. Dans chaque division les vaisseaux portaient aumât de leur division la flamme de leur escadre. Le pavillon amiral(voir p. 228, 237 et 241 ) était blanc ; les marques du commandementpour le vice-amiral étaient un pavillon rouge et pour le contre-ami-ral un pavillon bleu.
De même, jusqu’à ces dernières années, l’armée navale anglaiseétait divisée en trois flottes : la blanche, la rouge et la bleue ; ac-tuellement il n’y a plus qu’un seul pavillon de guerre anglais ,c’est l’ancien pavillon de Saint-Georges, blanc à croix rouge : seu-lement, dans le canton du haut, près du bâton, sont réunies surun fond bleu une croix droite et une croix diagonale (dite de Saint-André) rouges bordées de blanc ; c’est ce qu’on appelle l’Union-Jack ou quartier d’union des Trois Royaumes.