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« la gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge« flottant dans les airs (1). »
Ce décret semble ne changer que la dispositiondes couleurs ; mais en réalité il n’a été rendu quepour faire disparaître le blanc qui couvrait encoreles trois quarts de la surface du pavillon de 1790.
En 1804, à l’avénement de Napoléon I er , le pavil-lon ne fut pas changé.
M. Besson, ancien officier de marine, receveurprincipal des droits réunis à Tournay , par un mé-moire en date du 10 octobre 1804 (conservé au mi-nistère de la marine), proposa le rétablissement dupavillon blanc, ou blanc au coin tricolore tel qu’il futdécrété par l’Assemblée constituante , « ou mieuxblanc au cartel impérial »; ce mémoire porte en margecette réponse de la main du ministre : « l’intention de(( Sa Majesté est que le pavillon actuel ne soit pas« changé. »
Si, en 1804, Napoléon refusa d’adopter le pavillonblanc à cartel impérial, on peut croire que ses idéesà ce sujet se modifièrent plus tard, au moins pour cequi est du royaume d’Italie, car dans son entrée àVenise (Venuta di S. M. I. R. Napoleone'il Massimo.
(1) Décret rendu sur le rapport du comité de salut public, présentépar Jean-Bon-Saint-André (devenu préfet de Mayence sous l’Empire);les autres articles de ce décret étaient : III. Les pavillons de beau-pré et le pavillon ordinaire de poupe seront disposés de la mêmemanière, en observant les proportions de grandeur établies parl’usage. IV. La flamme sera •pareillement formée de trois couleurs,dont un cinquième bleu, un cinquième blanc et les trois cinquièmesrouges. V. Le pavillon national sera arboré sur tous les vaisseauxde la République le 1 er jour de prairial.