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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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Comme nous l’avons déjà dit, l’article 67 de laCharte constitutionnelle de 1830 spécifia que : « LaFrance reprend ses couleurs » ; le pavillon de la ma-rine, tant de l’Etat que du commerce, redevint alorstricolore, bleu, blanc et rouge, ainsi que les flammes,guidons et autres marques de commandement. Lepavillon royal fut tricolore, portant au centre un écud’azur, surmonté d’une couronne et chargé du chiffreL. P. en or, sous l’écu une main de justice et unsceptre posés en sautoir.

Le roi Louis-Philippe ayant été renversé le 24 fé-vrier 1848, un décret du Gouvernement provisoire,du 26 février, signé de Garnier-Pagès , Àd. Crémieux,Louis Blanc, et une circulaire de F. Arago, minis-tre de la marine, en date du 5 mars, prescrivirentque le pavillon de la République serait « bleu à lagaine, rouge au milieu, blanc au battant »; mais, surles réclamations qui s’élevèrent et furent notammentexprimées dans le Journal de la marine, un nouveaudécret fut rendu le 5 mars.

Par une circulaire du 7 mars, adressée aux pré-fets maritimes, etc., F. Arago annula celle qu’il leuravait envoyée le 5.

En 1851, après avoir fait son coup d’État, le Pré-

nique, le pavillon tricolore ; de plus, une flamme des mêmes cou-leurs, attachée au-dessous du guy, traînait dans l’eau; le contre-amiral Duperré, arrivé la veille à bord de la Gloire, exigea ducapitaine anglais , et reçut le lendemain, des excuses pour cet ou-trage apparent ou intentionnel fait à un pavillon qui avait été celuide la France . Le gouvernement du roi, lorsqu’il fut informé de cefait, vit dans cette conduite une susceptibilité toute française àlaquelle il s’empressa de donner hautement son assentiment.