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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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tion du 14 juillet 1792, un grand nombre de pa-triotes des départements étaient réunis à Paris , le10 août les fédérés marseillais et bretons assaillirentle château des Tuileries défendu par quelques gar-des nationaux de Paris et des Gardes-Suisses ; cetteattaque est représentée dans un tableau fait, en 1793,par Bertaux et qui se trouve au musée de Versailles :on y voit parmi les défenseurs du château, des cava-liers, soit gardes nationaux, soit gendarmes, en ha-bits bleus à revers rouges et culottes blanches avecdeux étendards qui semblent bleus sans ornementsreconnaissables ; dans le vestibule du château parmiles Suisses on reconnaît à ses flammes ondées leurdrapeau qui flotta ce jour-là pour la dernière fois.Du côté des fédérés assaillants, le peintre a repré-senté un drapeau à croix blanche avec 2 cantonsbleus et 2 rouges et cravate blanche, un autre drapeausemblable, mais semé de fleurs de lis et portant aucentre une figure de la liberté, la cravate en est tri-colore ; sous la porte d’entrée de la cour paraissentdeux autres drapeaux de même disposition, mais sansornements qu’on puisse distinguer ; au-dessus de lamême porte est planté un bâton surmonté d’unbonnet rouge et où flottent trois rubans bleu, blancet rouge.

Le 19 août, les 60 bataillons de la garde nationalefurent remplacés par 48 sections armées, l’uniformene fut plus exigé et beaucoup de drapeaux de 1789

les autres n’arrivèrent qu’après ; les Marseillais, par exemple, le30 juillet seulement.