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entre les sections, parce que celles du Mail, desChamps-Elysées (qui en 1789 avait un drapeau bleu)et de la Butte des Moulins étaient accusées d’avoirquitté les couleurs nationales, les drapeaux étaientdonc alors tous tricolores, mais ils n’étaient proba-blement pas tous encore du même modèle.
Une estampe de l’époque (Bibl. nat., I. 1) repré-sente la Convention cernée (le 2 juin) par les sectionsadhérentes à la Commune ; sur le palais des Tuile-ries , où la Convention tenait ses séances, flotte unpavillon surmonté du bonnet rouge et où les cou-leurs sont disposées en trois bandes horizontales, leblanc en bas; c’est probablement le premier pavillonqui ait flotté sur les Tuileries , car sur une estampe(ibid.) représentant l’attaque du palais, le 10 août1792, dessin de Prieur, gravure de Berthaud, il n’ya pas de pavillon sur le palais. Il n’y en a pas nonplus sur le Louvre, le palais de Versailles , celui desTuileries , ni sur aucune résidence royale, mêmela cour y étant, dans toutes les estampes ou ta-bleaux antérieurs a cette époque que nous avonsexaminés (1). Depuis 1793 l’usage de hisser un
(1) Tableaux des galeries de Versailles : n° 725, Versailles , vers1664, par van der Meulen; n° 727, id., vers 1675, n" 726, id.,vers 1722; n° 739, Trianon; n» 741, Marly; n"746, Fontainebleau ,ces cinq tableaux peints par P. D. Martin .—Maisons royales (Bibl.nat., Est. A. a), provenant du cabinet du roi à Versailles : Vin-cennes, Fontainebleau en 1667, les Tuileries , côté du Carrousel,1669, id., côté du jardin, 1668, id., vues de la Seine , 1670, gra-vures de Sylvestre. — Les Tuileries sous Louis XIV , par Pérelle ;id., gravure faite par ordre de Colbert , surintendant des bâtiments;id., sous Louis XV , par Aveline (Bibl. nat., Est., 1.1).— Topogra-