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Les drapeaux français : étude historique / par le comte L. de Bouillé
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Force à la loi, fidélité à l’Empereur, la cravate bleue àfrange rouge.

En 1814, la garde nationale (l)eut pour colonelgénéral M. le comte d’Artois, frère du roi ; il futformé à Paris 12 légions d’infanterie et une de cava-lerie qui reçurent solennellement du roi, au mois dejuillet, au champ de Mars , des drapeaux qui furentbénis par le grand aumônier et auxquels madame laduchesse d’Angoulême attacha les cravates (2). A lasuite du règlement fait par le prince colonel général,le 12 janvier 1816, sur les uniformes de la garde na-tionale (Bibl. nat., Est., 0. a. 121) se trouve le mo-dèle de ses drapeaux. Fond blanc, au centre les ar-mes de France encadrées de deux palmes vertes, àquelque distance du bord de l’étoffe une bordured’or formant cadre, dans les 4 petits carrés des an-gles les armes de la ville, dans la partie supérieuredu cadre le numéro de la légion, du côté de la hampele nom du département, en face le nom de la ville,en bas la devise particulière au département. Le re-vers était semé de fleurs de lis d’or, au centre l’ins-cription : Le roi à la garde nationale de .entourée

de deux branches vertes portant au bas la décorationde l’ordre du Lis suspendue à un ruban blanc, avecraies ou liséré de la couleur particulièrement affectéeau département. La cravate était blanche à bordure

(1) Voir l’ordonnance royale du 16 juillet 1814, concernant l’or-ganisation des gardes nationales du royaume.

(2) Cette princesse envoya aussi des cravates de drapeau auxgardes nationales dans les départements (Voir le récit de la céré-monie du 26 août 1816, à Amiens ).