SERVICE DE SANTÉ.
L e service de santé aux armées se divise en trois :xcelui des hôpitaux militaires 1 , qui nécessite les troisclasses d’officiers de santé, médecins, chirurgiens, phar-maciens; 2 .° celui des ambulances ou dépôts provisoiresde malades et blessés, qu’on évacue ensuite sur les hôpi-taux sédentaires ( à celles-ci sont attachés également desmédecins, chirurgiens et pharmaciens), et des ambu-lances du champ de bataille, où les blessés reçoivent lespremiers secours, et qui n’emploient que les chirur-giens seuls; 3.° celui des différens corps de l’armée, aux-quels sont attachés des chirurgiens-majors et aides-majors, qui font partie de l’état-major de chacun de cesmêmes corps.
A l’état-major général d’une armée sont attachés unmédecin, un chirurgien et un pharmacien en chef, pourdiriger chacune de ces classes d’officiers de santé. A l’état-major de chaque division se trouvent un médecin ordi-naire, un chirurgien-major, un pharmacien-major. Lechirurgien-major divisionnaire ayant avec lui des aides-majors, dirige l’ambulance du champ de bataille, etpartage le service des ambulances-dépôts avec le médecinordinaire et le pharmacien-major, qui est égalementassisté d’aides-majors-pharmaciens. Chaque corps ourégiment compte dans son état-major un chirurgien-major et plusieurs aides-majors, pour soigner les hommesdont les indispositions ou les blessures légères n’exigentpas le transport aux ambulances-dépôts, ou aux hôpi-taux. On établit quelquefois une ambulance de bataille,ou une infirmerie régimentaire, sur le champ de batailleou dans le cantonnement qu’occupe un corps.
On a vu les officiers de santé déployer aux arméesautant de dévouement, de bravoure et d’intrépidité que