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Collection des uniformes des armées françaises : de 1791 à 1814 / dessinée par H. Vernet et Eugène Lami
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INFANTERIE LÉGÈRE.

iyg 5 —1808.

Quand on eut reconnu que l’infanterie était, dans lesarmées, la force la plus redoutable par ses masses et sescombats de pied ferme, il fut jugé nécessaire de tirer decette infanterie une arme spéciale, chargée de préparerles chances de succès, de provoquer l’ennemi, de l’atti-rer dans des positions difficiles, ou de le harceler par-tout, en troupe et en détail, dans ses marches, ses ma-nœuvres et ses repos.

L’infanterie légère ne se composait avant la révolutionque de douze bataillons, chacun de huit compagnies;sous la monarchie constitutionnelle, le nombre des ba-taillons fut porté à quatorze. Lors de la nouvelle orga-nisation de l’armée, en 1794» on forma des demi-bri-gades légères, qui prirent ensuite la dénomination derégimens, comme l’infanterie de bataille. Chaque demi-brigade avait trois bataillons, et chaque bataillon neufcompagnies. La compagnie d’élite, qui dans la ligneporte le nom de compagnie de grenadiers, fut appeléecompagnie de carabiniers, et cette dénomination seconsacra par les prodiges d’une valeur toujours rivale.Les compagnies de 'voltigeurs se constituèrent dans l’in-fanterie légère sur le même complet, les mêmes cadreset la même division que dans la ligne. Lorsque les ré-gimens de ligne furent portés à quatre ou cinq bataillons,chacun de huit compagnies, l’infanterie légère participaspontanément aux mêmes augmentations.

Quoique le service des régimens d’infanterie de ligneet légère dût être spécial par leur organisation, il futpresque toujours le même. Ce n’est pas non plus dansleurs faits de guerre qu’on pourrait trouver des distinc-