TROUPES ÉTRANGÈRES.
1804—1814.
Parmi les corps étrangers qui faisaient, à l’époque dela révolution, partie de l’état militaire de la France , setrouvaient trois régimens composés d’Irlandais et dequelques Écossais, et appelés du nom de leurs colonels,Villon, Berwick et Walsh.
Les circonstances durent bientôt forcer l’AssembléeConstituante à porter des lois sévères sur des troupes quela nation « voyait avec peine partager la confiance dutrône et devenir presque seules les objets de l’attention dela cour » (1). Les régimens étrangers furent dès-lorssoumis au régime de l’armée constitutionnelle, à sesrègles, à son commandement; ils reçurent des n. os d’ordrepour prendre rang parmi les troupes nationales, et su-birent la même formation : toute différence disparut;l’harmonie devint générale; l’esprit militaire rallia leshabitudes et confondit les services.
Toutefois l’assemblée législative, qui remplaça la Cons-tituante, ne craignit point de porter atteinte aux garantiesdont la première avait voulu entourer l’honneur desarmes françaises ; elle offrit aux nations voisines de nou-veaux cadres pour recevoir leurs mécontens ou leursdéserteurs. On vit alors se former successivement leslégions étrangères Helvétique et Germanique .
La Convention ne vit dans ces nouvelles formationsque des moyens d’appel et de défection dans les rangsdes nombreuses et formidables armées qu’elle avait à
(1) Histoire des Institutions militaires.